Pour que chaque enfant qui en a besoin dispose d'un AESH dans les Côtes d'Armor

Pour que chaque enfant qui en a besoin dispose d'un AESH dans les Côtes d'Armor

24 mars 2021

Il y a dans notre département un vrai problème en ce qui concerne le nombre d'AESH en fonction et les besoins réels.

Pour que chaque enfant qui en a besoin dispose d'un AESH dans les Côtes d'Armor

Il y a dans notre département un vrai problème en ce qui concerne le nombre d'AESH en fonction et les besoins réels.
Les instances locales de l’Éducation Nationale, quand on leur pose la question se retranchent derrière des considérations purement comptables même si elles reconnaissent le problème.
J'ai interpellé aujourd'hui le Jean Michel Blanquer pour attirer son attention sur ce problème et lui demander de débloquer les moyens nécessaires afin de résoudre le problème durablement.
M. Gérard Lahellec attire l’attention du ministre l’attention de M. le ministre de l’Éducation Nationale, de la jeunesse et des sports sur la situation d’emploi des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).
Le Gouvernement a annoncé à la rentrée 2020 qu’aucun enfant handicapé ne resterait sans solution de scolarisation. On ne peut donc que s’étonner de voir la situation actuelle concernant les AESH dans les Côtes-d’Armor. A ce jour 65 enfants sont sans accompagnants. Le manque d’anticipation de la part de l’Éducation nationale va même accentuer le problème à la rentrée 2021.
En effet, alors même que la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) continue son travail, étudie des dossiers et recommande de nouveaux accompagnements pour les élèves concernés, les services de l’état estiment que les budgets pour la rentrée 2021 sont votés et prévoient 4000 ETP (équivalents temps plein) sur tout le territoire et se refusent à toute dotation anticipée.
A l’heure où on nous présente l’école inclusive comme solution à tous les problèmes. Ce choix entraine déjà le recul en effectif des RASED et des ULIS et on pouvait espérer des moyens pour l’encadrement des élèves. Comment peut-on laisser des enfants sans accès à l’éducation par manque d’accompagnants ? L’école universelle ne peut pas l’être que pour une partie des élèves.
Certes la Covid a touché nombre d’AESH car les enfants sont vecteurs de transmission de l’épidémie et on peut ensemble souhaiter leur prompte réintégration dans l’activité, mais cette pénurie de personnel s’explique aussi par leurs conditions d’emploi.
Les 110 000 AESH employés du Ministère sont donc des travailleurs pauvres, alors même qu’ils accomplissent une mission vitale de service public en aidant à la scolarisation des enfants en situation de handicap. Comment peut-on accepter qu’un dixième des effectifs du Ministère soient obligés de vivre dans la pauvreté ?
Pour se souvenir que ces chiffres traduisent une réalité, il convient d’évoquer quelques exemples reflétant la réalité de la condition d’AESH. Valérie, une jeune lorientaise, a signé un Contrat à Durée Déterminé de 3 ans pour exercer le métier d’AESH. Elle se plaint du manque de formation initiale, de la non-considération de son activité (certains professeurs voient plus les AESH comme des enseignants sur lesquels ils peuvent déléguer certaines tâches comme la surveillance de la classe), et de la rémunération. Gagnant 78O € nets par mois, elle a été obligée de prendre un second emploi pour subvenir à ses besoins. De plus, elle ne peut pas défrayer ses frais de déplacement alors même qu’elle s’occupe de deux enfants dans deux écoles différentes.
Pour ces raisons, il lui demande de revoir le budget et les dotations en postes alloués aux AESH dans les Côtes-d’Armor afin d’en augmenter les effectifs, la qualité de l’enseignement dans notre département, qui était l’une de nos fiertés en dépend.
Une réflexion pour revaloriser la rémunération ainsi que le statut de ces auxiliaires de la fonction publique serait également la bienvenue.

Gwellaat buhez an dud / Améliorer la vie des Gens - Gérard Lahellec

Plus on est enraciné, plus on est universel - Eugène Guillevic