Pénurie de gynécologues médicaux en France et dans notre département !

14 avril 2026

arbre de vie en hommage aux donneurs d’organes

Aujourd’hui, j’ai interrogé la Ministre de la santé lors de la séance de question orale  !

Il se dit que la gynécologie est la spécialité médicale qui s’occupe des maladies de la femme. Fort heureusement, les choses ont beaucoup changé et il faut qu’elles changent encore. La principale qualité de la gynécologie médicale est précisément de dépasser le champ de l’obstétrique et ainsi d’en faire un champ universel qui dépasse les rapports de genres, de classes et de savoirs. La gynécologie médicale revêt bien entendu un enjeu de santé publique mais c’est en réalité beaucoup plus que cela !

Pourtant le nombre d’internes en gynécologie médical a subi une baisse drastique : 12 postes supprimés à la rentrée 2024, non réouverts en 2025. Ce qui est d’autant plus problématique que le nombre de gynécologues médicaux en exercice est déjà déficitaire. Je viens d’un département qui a vu disparaître 3/4 de ses effectifs depuis 2010, et n’est désormais pourvu plus que de 5 praticiens. Certaines communautés d’agglomération de plus de 100 000 habitants comme Lannion Trégor n’en contient plus un seul !!

Les conséquences d’un tel choix politique sont pourtant connues, causant notamment des retards de diagnostics pour les cancers.

Or chaque année, Octobre Rose fédère sur le sujet du cancer du sein. À Ploumagoar, commune de 5000 habitants, le 12 octobre dernier, s’élançaient près de 6 500 sportives pour la marche de la Rose Espoir ! Ne serait-il pas temps de traduire cet engouement en actes et mesures concrètes ? La ministre de la santé, pour Octobre Rose, s’était elle-même engagée en faveur du dépistage précoce. Or qu’y aurait-il de mieux pour cela qu’un rendez-vous annuel de gynécologie médicale pour toutes les femmes ?
Je lui ai donc demandé de prendre l’engagement de sanctuariser a minima 91 postes d’internes en gynécologie médicale, soit le niveau de 2023, pour la rentrée prochaine