Dans notre espace réservé, nous avons fait le choix de mettre en débat la restriction de certaines prérogatives du Président de la République telles que le droit de dissolution, instrument de la domination du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif.
J’ai été surpris par le silence de la majorité sénatoriale sur ce qui s’est passé en juin et en juillet 2024, quand le Président Emmanuel Macron a usé de manière incontrôlée et excessive de ses pouvoirs, accélérant et approfondissant la crise démocratique que connaît notre pays. La crainte révérencielle de la dissolution serait « gage de sagesse ». Pour ma part, je parlerais plus volontiers de « pédagogie du père Fouettard » !
Notre proposition vise justement à écarter cette conception verticale du pouvoir. Il est vrai que nos institutions ont tenu bon et que le Président de la République ne manque pas de légitimité. Mais imagine-t-on M. Debré suggérer au Général de Gaulle de constituer un gouvernement en s’appuyant sur les forces minoritaires du pays ? Bien sûr que non ! Or c’est ce qui s’est passé dernièrement.
Veillons à ce que la République soit gouvernée par le peuple et ses représentants, qui mandatent et contrôlent les personnes chargées de l’exécution de la politique décidée dans les chambres.
