Sous la Présidence de Madame le maire Patricia le Guéziec, ici à la Mairie de Tréduder, il m’échoit donc cet immense privilège de remettre à Madame Sylvie Le Gall la médaille d’honneur de la famille Française.
J’accomplis la mission avec plaisir et avec émotion en répondant ainsi au souhait exprimé par la famille.
Emotion ai-je dit ;
L’émotion du voisin tout d’abord qui, en franchissant le Pont Ar Loed, s’est rappelé aussi au souvenir de la famille de notre grand-mère qui habitait ici à Tréduder ; ils avaient aussi 13 bouches à nourrir et tandis qu’ils étaient déjà 9 enfants ils n’avaient pas hésité à adopter le bébé d’une voisine décédée en couches…pas très loin de convenant Ty skol…
L’émotion du parlementaire ensuite, en raison du privilège que me procure le plaisir de côtoyer régulièrement Thierry Le Gall dans le cadre des missions qu’il accomplit auprès des députés et des sénateurs.
L’émotion politique enfin, en ma qualité de défenseur des mécanismes de solidarité collective, absolument indispensables pour faire société mais qui atteignent très vite leurs limites s’ils ne s’accompagnent de l’engagement librement consenti des personnes et des familles.
Trop de parents se trouvent confrontés à des difficultés aiguës d’emploi, de revenu, de logement et même de santé et se trouvent ainsi hors d’état d’assumer leurs responsabilités affectives et éducatives.
Tout cela n’est pas sans conséquence sur nos sociétés modernes. L’incivisme, la violence et l’insécurité plongent leurs racines les plus profondes dans ce terreau. Là où la famille a cessé de jouer son rôle auprès des enfants, l’enseignement, la police, l’éducation surveillée et les services sociaux se trouvent soumis aux tensions les plus rudes. Ces grands services publics doivent aujourd’hui affronter des situations auxquelles ils n’avaient pas été préparés. L’Etat, l’action publique en général peinent à dégager les bonnes réponses pour faire face à ces situations nouvelles. Heureusement que la famille est là et je me risque à affirmer ici que la femme demeure à mes yeux la clé de voute qui donne de la solidité à l’édifice familial. Et puis, ne dit-on pas que « l’asile le plus sûr est le cœur d’une mère » ?
Je sais que l’exigence politique est aujourd’hui de vivre en paix et en sécurité, dans un environnement stable où les enfants puissent grandir, s’épanouir et construire leur avenir à l’abri des dangers. Pour mieux répondre à cette attente, je suis convaincu aussi du rôle essentiel de la famille et de la place déterminante de la femme dans la famille.