Le salon de l’agriculture, lieu de consensus populaire !

26 février 2026

 
Je me suis rendu au salon de l’agriculture cette semaine, mardi avec la commission des affaires économique et ce jeudi avec mon équipe parlementaire.

Dans un contexte agricole tendu, marqué par les crises sanitaires, les incertitudes économiques et la fatigue du monde paysan, aller au SIA c’est un peu soutenir notre agriculture.

Privé cette année de la présence de bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DMC), le Salon n’a rien perdu de sa superbe : Les vraies stars, ce sont toujours les éleveurs et les paysans !

Côté bovins, si les vaches sont absentes, le prince des animaux, le cheval y est bien sûr présent. Deux éleveurs Costarmoricains (de Kermoroc’h et de Paule) sont sélectionnés pour participer à ce plus grand rendez-vous français des équidés !

Depuis plus de soixante ans, le Salon remet de l’humain dans la chaine alimentaire qui relie les êtres vivants entre eux. C’est l’enfant qui découvre un métier, une famille qui comprend ce qu’elle mange, un professionnel qui transmet son savoir-faire.

Le Salon ne nie pas les difficultés du monde paysan. Il choisit de les mettre en perspective, de faire découvrir les potentiels de développements et les innovations, les transmissions en cours : L’espoir et l’action plutôt que la colère !

Il ne faut pas s’y tromper. Derrière l’événement festif se joue aussi une bataille culturelle. Dans une France urbaine de plus en plus éloignée des réalités agricoles, le Salon demeure l’un des rares moments de reconnexion avec ce qui fonde la réalité de la vie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 600 000 visiteurs attendus, plus de 1 100 exposants, 3 500 animaux, 30 pays représentés. Le Salon reste le premier événement agricole de France, et sans doute l’un des premiers lieux de consensus populaire.

Car oui, dans la France de 2026, venir au Salon de l’Agriculture n’est plus seulement une sortie familiale. C’est presque un acte civique. Une manière simple aussi de dire à celles et ceux qui nous nourrissent qu’ils ne sont pas seuls