Tel le kan-ha-diskan, résistons ensemble !

1 janvier 2026

arbre de vie en hommage aux donneurs d’organes

Résistance !

On ne naît pas Breton, on le devient disait Xavier Grall. Il nous éclaire ainsi d’une vérité : tout est mouvement et c’est dans ce mouvement que se féconde l’identité ! La musique traditionnelle du Centre-Bretagne comme la langue Bretonne elle-même sont parvenues jusqu’à nous par la pratique de ceux qui l’ont fait vivre !

On l’ignore ou on feint de l’ignorer, la culture et la langue bretonnes sont en sursis ! La cause en est vraisemblablement la dilution des cultures du monde dans un marketing anglo-saxon complètement ignorant des racines, des traditions et des créations ! Ce qui ne se vend pas n’est plus culturel et n’intéresse plus les hommes d’affaires « faiseurs de mode » !

Mais le kan-ha-diskan a résisté ! Le cœur de la Bretagne bretonnante où le chant avait une place prépondérante au cœur d’une société fortement paysanne continue de rayonner parmi nous ! Ces chants racontent les histoires du pays, les souvenirs lointains des siècles précédents ou les thèmes plus récents, de la victoire des « Rouges » aux élections locales aux aventures parfois grivoises de tel ou tel coureur de jupons ! Le kan-ha-diskan garde une fonction mémorielle. Il est pratiqué par de nombreux chanteurs réguliers ou occasionnels qui accompagnent les danses. Ce sont ces danses qui ont su réunir la jeunesse autour d’elles, et les Festou-Noz sont passés sans trop de difficultés d’une pratique pour tasser l’aire à battre aux salles de spectacle les plus prestigieuses de Bretagne et d’ailleurs ! Erik Marchand qui nous a quittés cette année pratiquait le chant traditionnel breton depuis plusieurs années et il a multiplié les expériences de « métissages » avec des instrumentalistes de divers horizons. Il empruntait les « Heñchoú Treuz » (chemins de traverse), y compris pour revenir en Centre Bretagne !

Le mot « Résistance » est donc celui que j’utiliserai cette année pour vous souhaiter une bonne année 2026 !