Gérard Lahellec - sénateur des Côtes d'Armor

Question écrite au ministre de la santé: les oubliés du Ségur

M. Gérard Lahellec attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la grande oubliée des accords du Ségur, la santé.
L’enjeu clé annoncé étant « de montrer notre reconnaissance aux soignants », ses conclusions rendues en juillet 2020 affichaient l’ambition louable de « transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent », prévoyant à cet effet le versement d’une revalorisation indiciaire de 183€ nets par mois.
Or, cette dernière ne bénéficie pas à l’ensemble du personnel médico-social (dont on se demande ce qu’il fait s’il ne « soigne » pas), induisant un déficit d’attractivité de ces métiers qui pourrait à termes les « transformer » au point de les faire disparaître.
Dès lors que l’ensemble du personnel médico-social n’est pas reconnu comme soignant et que cette absence de reconnaissance fragilise la pérennité de leurs établissements, de quelle « santé » parle-t-on ? Quels moyens le Ségur met-il exactement en œuvre pour quelle « santé » ?
Si une réflexion ministérielle serait en cours pour ne tenir personne à l’écart, celle-ci dure depuis plusieurs mois quand la concertation du Ségur n’a pris que quelques semaines, laissant ainsi l’occasion à un secteur aux conditions de travail déjà fragilisées de poursuivre sa dégradation. Nous constatons ainsi que M. le ministre a effectivement pris acte des lacunes de la loi Ma santé 2022, lui qui estimait n’avoir été « ni assez vite ni assez fort ».
A ce sujet dont l’urgence grandit, plusieurs questions écrites ont d’ores et déjà été posées, aucune réponse n’a jamais été formulée par M. le ministre.

Question écrite au ministre de la mer: Pour un BTS mécatronique navale au lycée maritime de Paimpol

M. Gérard LAHELLEC attire l’attention de Mme la ministre de la mer sur la situation du lycée maritime Pierre Loti de Paimpol.
Ce lycée est un outil moderne qui contribue activement à la formation maritime de la région Bretagne du CAP au BAC PRO. Il rassemble la filière de formation initiale du personnel navigant au pont et à la machine ainsi qu’une filière consacrée à la maintenance nautique des navires de plaisance.
Il dispose des outils pédagogiques adaptés aux besoins des professionnels de la mer qui peuvent permettre aux élèves d’entrer directement dans la vie active ou de poursuivre des études supérieures.
L’établissement et son équipe pédagogique souhaitent voir s’installer dans leurs locaux un BTS « Mécatronique navale ».
Cette formation viendrait compléter l’offre régionale des lycées maritimes et serait un atout renforçant l’attractivité vers les formations aux métiers de la mer. Sa présence en Bretagne semble une évidence, encore plus dans le contexte de BREXIT qui a un impact direct sur la région.
A défaut d'obtenir cette formation, l'établissement de Paimpol, qui forme plus de 40% de nos marins, risquerait de voir son attractivité diminuée et connaître une fuite des jeunes vers d'autres établissements.
Partageant la volonté de Mme la Ministre de la mer de développer une filière pourvoyeuse d’emploi, les acteurs locaux attendent une réponse qui les rassurerait fortement.

Gwellaat buhez an dud / Améliorer la vie des Gens - Gérard Lahellec

Plus on est enraciné, plus on est universel - Eugène Guillevic