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POUR UNE EVOLUTION DU PROJET DE REGLEMENT

DE LA POLITIQUE COMMUNE DES PECHES

 

 

 

Le projet de règlement de la Politique Commune des Pêches que la Commission a rendu public le 13 juillet dernier est très inquiétant pour la pêche et l’aquaculture bretonnes. La Région Bretagne, première région de pêche française, s'est mobilisée pour faire reconnaître les enjeux des territoires et des

professionnels régionaux et proposer une vision alternative au projet de règlement de la Commission.

« Pêcheurs et territoires, une autre vision de la politique commune des pêches en Bretagne », c’est précisément le message qui a fédéré professionnels et collectivités le 1er octobre dernier. En association avec le Conseil général du Finistère et Comité régional des pêches maritimes et des élevages de Bretagne qui représente les professionnels, la Région Bretagne a co-organisé une réunion d’échanges et de débats.

La procédure de codécision donne au Parlement européen un rôle nouveau et central dans l’élaboration de la future PCP. La Région Bretagne et les professionnels, ayant répondu très nombreux et dans leur diversité à l'invitation de la Région, se sont mobilisés le 12 octobre dernier pour faire entendre à Bruxelles

leur position auprès du Parlement européen, de la Commission européenne, de la représentation de l’Etat français à Bruxelles et du Comité des Régions. La Région est également engagée avec les autres Régions françaises (dans le cadre du groupe pêche et aquaculture de l’ARF qu’elle pilote) et les Régions de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes pour défendre des positions communes auprès des instances européennes et faire évoluer le projet de règlement.

La Région Bretagne souhaite tout particulièrement que le projet évolue :

- en replaçant l’homme au coeur du projet de pêche durable et en intégrant à part entière les enjeux socio-économiques notamment les risques de suppression d'emplois ;

- en abandonnant le principe de Quotas Individuels Transférables qui remet en cause une gestion collective de la ressource halieutique au profit d’un modèle spéculatif ;

- en appuyant la réduction des rejets sur la sélectivité plutôt que sur le débarquement de toutes les captures dont les objectifs environnementaux ne sont qu’une façade à l’objectif de développer la filière des farines animales ;

- en visant une atteinte du Rendement Maximal Durable (RMD) graduelle et différenciée en fonction des espèces et en l’accompagnant d’un renforcement des moyens pour la recherche scientifique et d’études d’impacts socio-économiques détaillées ;

- en proposant une gouvernance plus régionalisée, appuyée sur les collectivités territoriales et à même de considérer la diversité des pêcheries ;

- en dotant l’Organisation Commune des Marchés d’outils pertinents par rapport aux objectifs concernant la ressource et notamment au RMD ;

- en intégrant les acteurs passés sous silence : les collectivités territoriales, les conchyliculteurs, les pêcheurs à pieds, les acteurs de l’amont et de l’aval des filières pêche et aquaculture, etc. ;

- en donnant la possibilité d’accompagner le renouvellement et la modernisation des outils pour permettre une activité durable et innovante.

Ainsi, nous demandons que :

- la future politique commune des pêches poursuive ses objectifs environnementaux sans préjudice de ses objectifs économiques, sociaux et territoriaux

- le règlement intègre tous les objectifs spécifiés par le Code européen des bonnes pratiques pour une pêche durable et responsable, soit la conservation des ressources halieutiques et des milieux, la pérennité des emplois, la sécurité alimentaire, la coopération, la gouvernance participative et la sécurité à bord.

- les Régions soient considérées à part entière dans la gouvernance des pêches en raison des impacts locaux de l’activité et au titre de la cohésion territoriale

Gwellaat buhez an dud / Améliorer la vie des Gens - Gérard Lahellec

Plus on est enraciné, plus on est universel - Eugène Guillevic