PME, PMI, Commerce et Artisanat

PME, PMI, Commerce et Artisanat

21 mars 2012

Avec vous et pour vous

1- On ne prête qu'aux riches :

proverbe populaire qui dit «qu'on ne prête qu'aux riches» est plus que jamais d'actualité si on le rapporte aux PMI, PME, au commerce et à l'artisanat.

Sarkozy a dépensé 300 millions d’euros pour forcer 600 000 salariés à travailler moins pour travailler moins au chômage partiel. Il a dépense 4,4 milliards pour pousser à 650 millions d’heures supplémentaires soit l’équivalent de 340 000 emplois. Il a créé 1500 chômeurs par jour, 4 millions de chômeurs. Il a supprimé 100 000 emplois dans la fonction publique pour économiser 3 milliards et dans le même temps il a concédé 3 milliards au secteur de la restauration sans que cette disposition produise un effet positif sur l'essor de cette activité.

2- Les effets catastrophiques de la dite Loi de Modernisation de l'Economie (LME) :

Présentée comme une loi ayant pour logique un double cercle vertueux avec plus d'entreprises pour plus de concurrences, et par conséquence plus de croissance, plus d'emplois, et plus de pouvoir d'achat, cette loi a en réalité renforcé le pouvoir des puissances des centrales d'achats et des donneurs d'ordre intervenant à l'échelle planétaire.

En réalité, les premières victimes de cette loi sont les PMI et PME, les secteurs de production ainsi que les entreprises de logitiques et de transports.

En outre, pour les régions péninsulaire comme la Bretagne, cette loi pousse à la délocalisation des entreprises de production pour se rapprocher des grands bassins de consommation.

3- Les TPE, les PME et PMI :

Aujourd’hui, 80% des salariés sont dans des TPE et PME. Ce sont elles qui font tourner l’économie et non nos « champions nationaux » du CAC40.

En outre aujourd’hui, ce ne sont pas les petites entreprises qui se gavent de dividendes, ce sont les entreprises du CAC40 qui, paradoxalement, sont proportionnellement beaucoup moins imposées.

En 2011, l’entreprise Total, avec 10 milliards de bénéfices, n’a pas versé un euro au titre de l’impôt sur les sociétés. En moyenne, les entreprises de moins de 9 salariés sont taxés à 30%, les entreprises du CAC40 le sont seulement à 8%.

Donc, la proposition de taxer les revenus du capital pour augmenter l'assiette de recouvrement des prestations sociales aurait forcément pour effet d'être profitables pour les petites et moyennes entreprises.

Commencer par remplir le carnet de commande, assurer les activités et les investissements

Par ailleurs, ce qui fait tourner les entreprises, ce n’est pas le fait qu’elles doivent payer plus ou moins de « charges ». Ce qui compte, c’est le carnet de commande.

Dans cette optique, il convient aussi de tenir compte des conditions faites aux instances génératrices d'activités, telles que les collectivités territoriales par exemple, mises à mal aujourd'hui, alors qu'elles assurent 74% de la commande publique!

Plus fondamentalement il devient urgent de faire respirer l’économie et faire tourner l’économie réelle en posant aussi la question de la revalorisation des bas salaires (ce qui n’est pas le cas des hauts revenus qui partent bien souvent dans la bulle spéculative. Au total, moins de 2% des des opérations financières financent des opérations économiques réelles).

4- Il est urgent de mettre en place un pôle public du crédit :

La création d’un pôle 100 % public d’investissement pour TPE, PME et artisans permettrait de réaliser les investissements utiles et de doper ainsi l'activité.

Il est indispensable aussi de réformer les systèmes fiscaux et sociaux ayant pour effet de pénaliser les entreprises de main d'oeuvre et donc créatrices d'emplois.

Il est nécessaire aussi de réformer le système de reprise des entreprises en liquidation, sauf au prix réel de leur valeur mobilière et immobilière.

Les aides financières quelques en soient leurs formes doivent être confortées en cas de nouvelle embauche ou de formation interne.

Dans ces conditions rappelées plus haut, il devient urgent de reconsidérer et de revaloriser le salaire minimum ; Aujourd’hui, le SMIC, c’est 120 euros de plus que le seuil de pauvreté.

5- Harmoniser les législations sociales au niveau européen :

Enfin, certains disent qu’il faut demondialiser, d’autres disent qu’il faut du protectionnisme , ou d’autres encore qu’il faut décapitaliser. En réalité, l’idée est là : nous avons besoin d'une harmonisation des législations sociales, notamment au niveau de l'Europe.

les ouvriers du monde entier ne doivent pas être mis en concurrence les uns avec les autres pour faire pression sur les salaires. La mondialisation n’est pas un problème insoluble. Les gouvernements se sont auto infligés des règles dogmatiques pour servir les intérêts de quelques uns. Il n’y a pas de lois naturelles en économie, ce sont bien les gouvernements les maitres d’œuvre. Un gouvernement qui veut changer ces règles, le peut.

6- Des marges de manœuvre budgétaires existent pour favoriser le travail plutôt que le capital

Quoi qu’en disent ceux qui ne cessent de clamer haut et fort que l’état est en faillite, si on reprenait les 10 points qui sont passées des poches du travail a celles du capital en 25 ans, cela rapporterait 195 milliards d’euros par an. Rappelons que le service de la dette qui nous effraie tant, ne représente que 50 milliards par an. L’état a de quoi assurer la transition pour aider les entreprises en difficulté. Les seuls perdants dans tout ça, seront ceux qui gagnent leur argent en dormant, ceux qui spéculent et qui ruinent la France en s’accaparant injustement les richesses.

Il faut inciter à une augmentation de la masse salariale (emploi+salaire)

Une nouvelle politique fiscale est indispensable, d'une part pour donner plus de moyens aux collectivités qui activent la commande publique et d'autre part pour aboutir à la suppression des niches fiscales (70 à 150 milliards par an), la suppression du bouclier fiscal (10 à 15 milliards par an) et anéantir la fraude fiscale(29 à 40 milliards par an).

Enfin, il faut faire la chasse aux paradis fiscaux en se rappelant toujours que 10% des dividendes versés aux actionnaires représentent 1% de PIB.

Gwellaat buhez an dud / Améliorer la vie des Gens - Gérard Lahellec

Plus on est enraciné, plus on est universel - Eugène Guillevic