Aéroport NDDL après le renoncement...

Aéroport NDDL après le renoncement...

20 janv. 2018

Que faire après le renoncement de l'Etat

 

 

A propos du renoncement de l’État

à transférer l'aéroport de Nantes Atlantique

à Notre Dame des Landes

 

 

Le fiasco que constitue la gestion par l’État du projet de transfert de l'aéroport de Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes doit nous interpeller toutes et tous dans la diversité de nos sensibilités et de notre sensibilité au sujet.

En effet, ce dossier illustre assez douloureusement une incapacité de l’État à mener à bien un projet porté par lui même en région!

C'est un fiasco économique et financier, un fiasco institutionnel et un fiasco démocratique.

En effet, c'est l’État qui était le maître d'ouvrage du projet et qui a obtenu sa déclaration d'utilité publique.

C'est l’état qui a défendu et gagné devant les tribunaux 179 décisions de justice validant le projet.

C'est l’État qui a organisé un référendum qui a validé ce projet.

C'est l’État qui a sollicité et obtenu le concours des collectivités pour clore le tour de table du financement du projet et des infrastructures appelées à le desservir soient 22 collectivités: 2 régions, 5 départements, 5 agglomérations et 10 Intercommunalités!

C'est sur la base des décisions de l’État que tout le monde s'est engagé et aujourd'hui l’État nous annonce qu'il renonce au projet.

Cet aveu d'incapacité et ce renoncement, tranchent avec la dynamique victorieuse par laquelle nous avons réussi la LGV qui, rappelons le, était engagée sur la base du même calendrier de réalisation!

Celui-ci est en service, l'autre est abandonné.

Soulignons aussi que la Bretagne, région de France dépositaire du plus grand nombre d'aéroports, peut légitimement se féliciter de voir ces plate formes se développer dans le cadre d'une gestion exemplaire, ces plate formes étant toutes à l'équilibre financier.

Ceci interpelle sur le fonctionnement de nos institutions et il y a d'ores et déjà lieu à s'interroger sur les débats et autres rapports actuellement en cours appelés à arbitrer des choix qui ne devraient voir le jour qu'après 2035…..

Mais le contexte nouveau, découlant de la décision de l’État ne doit pas nous conduire à renoncer, bien au contraire!

En effet, les collectivités territoriales doivent restées unies pour continuer à porter les grands projets d'utilité publique, au premier rang desquels ceux qui concourent à mieux connecter notre territoire au reste du territoire national, à l'Europe et au monde. Oui, rester unis car nos populations, l'emploi et le développement durable ont plus que jamais besoin de cette grande ambition publique.

 

Rennes le 19 janvier 2018

 

 

Gwellaat buhez an dud / Améliorer la vie des Gens - Gérard Lahellec

Plus on est enraciné, plus on est universel - Eugène Guillevic